C’est l’œuvre d’un grand médiéviste que fatiguent les légendes. Il met en cause les ouvrages plus ou moins romancés qui ont fait de Gilles de Rais le « grand chef de guerre-compagnon de Jeanne d’Arc » devenu satanique, massacreur de centaines de jeunes garçons qu’il a sodomisé, inspirateur de Barbe-bleue, ou, à contrario, la victime à la fois de l’Inquisition, de sa famille et des appétits du Duc de Bretagne, confessant sous la torture des crimes qu’il n’avait pas commis. Se fondant sur les seuls documents (...)